Samedi 20 août : journée de voyage, qui nous mènera de Ouro Preto* à Tiradentes, via Lavras novas et Congonhas ; avec les visites et le déjeuner, environ 6 à 7 heures de trajet.
* Je vous ai dit « ouro preto » : or noir, pourtant, il n’y a pas de pétrole par ici, alors, c’est quoi l’histoire ? Eh bien les premiers à être venus orpailler ici, à l’époque dans les rivières, il n’y avait pas encore de mines, ont trouvé des pépites, mais elles étaient noires et d’ailleurs, ils n’avaient pas réalisé que c’était de l’or. Ça a pris un peu de temps pour réaliser que le Minas Gerais, s’il contenait de l’or, des diamants et tout un tas d’autres pierres précieuses et semi-précieuses, contenait surtout, et c’est tout ce qu’on exploite encore aujourd’hui, du minerai de fer ! Et si cet or était noir, c’est que les pépites étaient couvertes de fer et/ou de minerai de fer … (Fin de la leçon).
Départ 9h, direction Lavras novas (lavras : mines d’or, novas : nouvelles) ; mais aujourd’hui, il n’y en a plus d’actives dans le coin, mais le village est resté comme bloqué dans le temps et garde son charme, enfin … si on veut …
La piste qui y mène est assez jolie, mais Claire trouve que Ricardo (notre chauffeur), qui n’a en effet rien d’Ayrton Senna, ne roule pas assez vite, elle part donc à pied, mais on la rattrape vite.
Quelques beaux rochers bordent la piste.
Et on arrive à Lavras novas, accueillis par un crucifix étrange (mais c’est fréquent par ici), qui porte tous les instruments de la crucifixion (marteau, clous, ...).
Sinon, les maisons basses sont aujourd’hui pour la plupart reconverties en restaus, bars,
boutiques à souvenirs d’un intérêt pour le moins discutable.
Tiens, lors de notre précédent voyage, je vous avais démonté le mythe de la brésilienne de magazine : petit cul, taille fine et nibards de compétition ; on peut s’attaquer tout aussi bien au mythe de l’apollon brésilien, qui existe peut-être sur Copacabana (on verra plus tard), mais ici, pas vraiment :
L’inévitable église, et on se balade tranquillos en admirant les zoulies petites maisons du village.
Deuxième étape : Congonhas, ville industrielle sans aucun intérêt sauf qu’elle contient un sanctuaire unique : la Basilica do Bon Jesus de Matosinhos, qui est ornée de la dernière œuvre du célèbre Aleijadinho : 6 chapelles retraçant en statuaire de bois de cèdre polychrome le calvaire de Jésus, le la cène à la crucifixion, et dont la terrasse supérieure est décorée des statues en pierre des 12 prophètes : même pour un mécréant comme moi, l’œuvre est impressionnante et valait largement le détour. Quelques images :
Je ne vous mets pas tous les prophètes, juste deux : Jérémie (!) et Ezéchiel :
On déjeune en vitesse dans un restau "au poids" sur la route ; en refaisant le plein, on se souvient que le Minas Gerais est un pays minier et même si on ne voit pas les mines qui ne sont pas au bord des routes, on voit les innombrables camions qui transportent le minerai :
On arrive enfin à Tiradentes et à notre hôtel : la Pousada Pequena Tiradentes, qui doit son nom au fait qu'elle est conçue un peu comme un village, avec ses ruelles, ses maisonnettes, ses passages, ses escaliers ; ça vous a un air plutôt charmant ; je vous en reparlerai, juste une photo en vitesse de la piscine extérieure :
On pose les bagages et on file en ville
vers ce fameux " 14ème festival gastronomique". Bon, il faut savoir que pendant ce festival, qui ne se tient que les week-ends, des chefs renommés du Brésil et (un peu) d'ailleurs - mais nous n'en connaissons aucun, alors ...- préparent dans quelques restaurants participants des repas d'exception ; deux problèmes : pour ces repas, c'est sur invitation ou réservation des mois à l'avance, donc aucune chance d'en profiter pour nous ! Mais du coup le truc attire un peuple fou, il y a des bagnoles partout, une foule immense, et TOUS les restaus sont pré-réservés !!!
Restent des petits ateliers de rue
et une espèce de kermesse beaufissime où la bière coule à flot ...
Après avoir tourné et constaté qu'aucun restau n'avait de place ce samedi soir, on est rentrés à l'hôtel qui n'a pas de restau, mais une espèce de snack qui sert une courte carte hors de prix et à peine mangeable ; gastronomie mon cul, comme disait Zazie !


























Evidemment, à un moment ou à un autre, il faudra que tu t'expliques sur le fait que tu cites Zazie...
RépondreSupprimerJe ne comprends pas ce que tu allusiones !?!
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