Flasback, retour au 14 août ...
Bon, a priori, tout se présentait plutôt normalement : lever 7h pour départ 7h30 vers notre « Jaguar Camp » ; 3h de piste en camion, certes, mébon …
On est 6 dans ce camion ; malheureusement on est tombé sur un amateur fou d’oiseaux exotiques, qui nous fait arrêter sans arrêt, qui a même apporté son télescope (sic), bref, les 3h deviendront 5 !
Au passage, je signale, si vous n’aimez pas les oiseaux, zappez le Pantanal ; c’est à l’évidence –avec les caïmans- ce qu’on voit le plus. Je prends quand même quelques photos, tant qu’à faire, certaines sont même plutôt réussies.
Un héron "tigre" ... ben, oui !
Les égrettes attendent leur proie,
Certaines y parviennent ...
Des "Wood storks" ... mot à mot : cigognes-bois (leur tête semble être en bois ... enfin, il paraît !)
Le célèbre grand potoo, croisé de hibou et d'on ne sait quoi ... Hideux à souhait en tout cas.
Un jeune "marsh deer",
On arrive enfin au bord de la rivière Cuiaba, à Porto Jofre, accueillis par un splendide caracara huppé :
à un embarcadère qui ne ressemble à rien, on embarque dans nos superbes barques en bois exotique (genre alu, quoi !) et c’est parti.
On nous annonce 30 à 50 mn de navigation avant d’aller déjeuner sur un « house boat ». OK. Le truc est assez pourri, pue le mazout, le groupe fait un boucan d’enfer et fait trembler le machin de partout, mais la bouffe est acceptable, surtout si on aime les haricots rouges.
Notre guide vient alors d’un air emmerdé nous demander si on est au courant … ???? Au courant de quoi ? Ben, que le Jaguar camp qui devait être achevé pour cet été en fait n’est pas prêt, que même il ne le sera jamais car la réglementation du parc a changé, l’autorisation gouvernementale a été refusée, la zone est désormais protégée et que nous allons donc rester sur ce bateau comme « camp de base » ! Gloups ! C’est quoi ce bordel ? Vous imaginez Claire : elle se met à dire qu’il n’en est pas question, qu’elle, enfin que nous ne resterons pas ici une seule nuit, pas question ; qu’ils se démerdent mais on veut un truc correct et pourquoi on nous a rien dit, d’abord, ni à Paris, ni les mecs qui sont venus à l’aéroport, ni même hier soir à la pousada Santa Tereza ??? Hein ? Je vous le demande ! Air emmerdé du guide, mais il n’en sait rien, ou du moins fait celui qui n’en sait rien.
La solution ? Peut-être un lodge qui est à 30km d’ici, mais on ne sait pas s’ils ont de la place et ici le téléphone ne marche que quand il veut, et là, il veut pas ! Pas d’Internet non plus, of course …
(...)
On part quand même passer l’après-midi en bateau
à la recherche des jaguars, pas de jaguars, mais des caïmans, des capivaras (ou capibaras, on ne sait pas trop), des hérons, des martins-pêcheurs, …
Les capibaras (finalement je crois que c'est ça l'orthographe !) sont mignons tout plein, on envisage d'en rapporter un pour Julia !
et des loutres géantes (giant river otters), assez laides, il faut le dire …
Retour sur notre « hôtel » flottant au coucher du soleil, mais avant, un dernier coup d'oeil sur nos chers petits capibaras admirant le soleil couchant :
pour apprendre –ça ne surprendra personne- qu’il n’y a pas de solution, lodge complet ; on décide du coup d’écourter notre séjour, on ne passera que 2 nuits sur ce rafiot, dans notre cabine -1* où on a 2 fois 2 couchettes superposées (mais on n’est que 2, quand même !) dans 5m² ; même pas digne d'une auberge de jeunesse du tiers-monde ... De qui se fout-on ?
On repartira dès le 16 au matin ou juste après le déjeuner (selon notre chance à la loterie-jaguars) à Santa Tereza (le Bagdad Café de la 1ère nuit).
Espérons que nos aurons de la chance le plus vite possible !






























Ma foi...avec ce départ qui a failli être raté pour cause d'annulation de vol, il plane comme un je ne sais quoi de malédiction sur ce voyage...m'étonnerais pas que vous soyez d'ici peu confrontés à une situation du type "on a failli y rester"..mais je ne veux pas porter la poisse !
RépondreSupprimerSinon, le masque de chirurgien, c'est pour quoi ? la poussière de la piste ?
Superbes les loutres géantes !
Bises,
K
Bon Karen m'a devancée ... J'allais demander si c'était un horrible virus qui traînait par là. Ai ri en imaginant Claire avec le guide - ça m'a rappelé la signature du bail de mon appart. Sais pas pourquoi, mais c'est un peu le même style. Me demande si c'est de famille - moi c'est dans les restos que je suis chiante !! Je veux pas dire que tu es chiante, Claire - lol. Mais ai bien rigolé en voyant votre chambre ... ça change des autres voyages. Vous avez quoi contre les loutres géantes ? Les oiseaux, c'est un peu lassant, caïmans plus intéressants. Mais quand on pense à tous les poissons qu'on a pu voir, c'est différent !!!! Qu'est-ce qu'elle a Julia ? Elle est passionnée d'animaux ? Luv. Je vais me coucher, comptais pas tomber sur vous, c'est incredible qu'internet fonctionne de partout
RépondreSupprimerPS : la chance faut y croire ... et elle se présente toujours. FAUT SIMPLEMENT JAMAIS BAISSER LES BRAS ! Il n'y a rien de "mauvais" écrit à l'avance ni de malédiction - alors hauts les coeurs
RépondreSupprimerJulia s'émerveille devant n'importe quelle bête à poil en accompagnant son émerveillement d'un systématique "oh, c'est trop mignon...maman, on peut en avoir un ?"...j'me marre devant la proposition/menace mais prends bonne note que le grand-père est prêt à assurer la garde de la bête !
RépondreSupprimerMa foi ! C'est pour se protéger du soleil, bien entendu ! Dites donc..
RépondreSupprimerComplètement inadmissible, cette organisation brésilienne ! J'espère bien que pour une fois maman a pu relâcher sans limite sa juste fureur !