vendredi 26 août 2011

Picinguaba (fin)

Journée sans histoire et sans photo : il pleuvait ce matin, puis le temps s’est un peu amélioré ; on en a profité pour aller se refaire les 7km AR de la plage en face, de l’autre côté de la baie. Déjeuner au bistrot du village (bobo de camaron et caipirinhas, encore !). Après-midi maussade à bouquiner …
Rien de bien intéressant à raconter. Ce soir, il reflotte !
Demain on part pour Rio où nous resterons 3 jours avant de rentrer à Paris, j’aurai sûrement le temps d’ajouter au blog les photos en retard, en attendant, je passe la parole à Claire :

Patrick me réclame le mot de Claire !
Je m’exécute après 2 caipirinhas qui par le temps que nous avons sont la récompense du touriste brésilien !
Après l’éblouissement du Nordeste d’il y a 2 ans, la chute est rude ! Sauf pour les caipirinhas !
Je revenais pour la musique, le soleil, les crevettes ! Pas de musique, pas de soleil, et l’inflation rend les crevettes bien chères !
Que reste-t-il de nos amours ?
Le Brésil n’est pas trop peuplé et on peut parcourir sous la pluie 7 km de plage déserte sans croiser d’autre animal qu’un vautour !
Le Brésil est peuplé d’obèses et l’on peut s’y sentir sylphide même avec un IMC de 28 !
Les villes coloniales sont plaisantes et l’on peut presque se croire à Cuzco, l’essoufflement en moins !
La nature est vierge et on aime reconnaitre aigrettes, vautours, hérons, sand-pipers, … alors que les oiseaux ne nous intéressent qu’à moitié !
La plupart des touristes rencontrés viennent pour voir l’oiseau qu’ils n’ont pas encore coché dans leur quête de toutes les espèces existantes et vous n’imaginez pas quelle jubilation c’est de se coucher sans le désespoir atroce d’avoir fait tout ce voyage pour ne pas voir le héron flamboyant que des béotiens ont entr’aperçu la veille !
Mais qui n’a pas vu le héron tigre ne peut même pas imaginer ce que cette rencontre a d’exceptionnel ! Patrick a même censuré la photo qui risquait de vous traumatiser !
Bref, voyage pas très intense mais nous sommes de vieux voyageurs qui n’aspirons plus qu’à trouver notre île ; nous dégustons un plat de crevettes dans un resto de plage et le propriétaire en est à sa cinquième bière alors que nous n’avons dans le même temps bu que 2 caipirinhas !
L’océan nous attend, la pluie aussi, c’est un pays somme toute fort agréable où l’on peut manger, boire et aimer ! Mais dans le Nordeste on peut planer en planche et nager avec des dauphins, ce qui croyez-moi est quand même le fin du fin !
Les meilleurs moments ?
- Iguaçu est une merveille de tous les sens et se promener au milieu du rugissement de la nature est un moment exceptionnel. Voir, entendre et sentir toutes ces gouttes d’eau si placides se précipiter vers l’abîme est fascinant, le lever ou le coucher du soleil sans touristes au milieu de cette fureur est une véritable expérience existentielle !
- Ouro Preto et le calme du soir qui tombe sur les collines qui encadrent tout ce travail d’hommes qui ont tant souffert pour bâtir ces églises dans cette tranquillité provinciale d’Amérique du sud. Cette paix qui vous envahit après une journée bien remplie de ne pas devoir votre survie à la trouvaille d’une pépite.
- La beauté des aras bleus, énormes oiseaux superbes du Pantanal et la satisfaction de ne pas vivre dans ce paradis écologique envahi par les caïmans et les capibaras.
C’est donc plutôt un beau voyage mais les pépites sont entourées de boue !
C’est la vie, l’océan est vivifiant, « allons courir à l’onde en rejaillir vivants »

3 commentaires:

  1. Le mot de Claire fait toujours plaisir à lire - et les caipirinhas te rendent lyrique !! Quelle poésie dans le verbe, quelle fluidité ... Nous ne regrettons pas non plus trop les oiseaux, il y en avait beaucoup les premiers jours - j'ai un peu craint pour la suite (lol)
    Quant au fait que le patron ait bu 5 bières alors que vous n'en étiez qu'à votre 2nd cocktail, il me semble (dans mes vieux souvenirs d' "alcoolique" -si j'ose dire), que le degré d'alcool n'est pas tout à fait le même ... Quoi que je n'ai jamais touché un verre de bière - ni de caipirinha(s) d'ailleurs !
    Hâte de revoir des photos, comme dit Karen, c'est un peu frustrant.

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  2. Une chope de bière est en alcool identique à un cocktail ou à un verre de vin ou à un verre de whisky ! Dit-on ! Donc 5 bouteilles de 75cl correspondent à 10 caipirinhas, pas 2 !!!

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  3. C'est pas le genre de la famille de compter le nombre de verre ou calculer le degré d'alcool !
    Problème :
    Si je dilue 1/3 de Ricard avec 3/3 d'eau, est-ce que mon verre déborde ?
    Donc si j'ai bien compris, la recette de la caipirinha c'est bière, vin, whisky et on complète avec la bière !
    Have Fun

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